Le boulot à peine terminé, je me précipite vers la station de métro la plus proche direction Ledru-Rollin. Un concert m’attend, et pas des moindres: celui de The Amazons, groupe de musique tout droit venu de Reading en Angleterre. Ce quatuor m’a étonné par son niveau de maturité, son humilité. J’ai pu leur poser quelques questions lors d’une interview à l’étage avant leur passage remarqué à la Mécanique Ondulatoire le 17 février dernier. Un bon petit moment passé avec cette formation sexy et douée qui devrait faire énormément parler d’elle dans les mois à venir! A écouter en urgence si vous aimez des groupes et références comme les Arctic Monkeys, The Kooks, The Killers etc.

De gauche à droite : Chris (guitare), Joe (batterie), Matt (chant) et Elliot (basse).

Jaël: Je vais tout d’abord vous remercier d’avoir accepté cette interview! Je vais ensuite demander de vous présenter chacun votre tour, ainsi que votre rôle au sein de The Amazons!

Joe: Je suis Joe, batteur du groupe.

Jaël: Et depuis quand joues-tu de la batterie ?

Joe: Depuis l’âge de 7 ans! Cela fait donc à peu près 20 ans …

Matthew: Et t’es super doué, d’ailleurs. Je suis Matthew, je chante et joue de la guitare pour certains morceaux. Mais contrairement à Joe, je ne suis pas aussi talentueux! Chris, à ton tour.

Chris (se recoiffe les cheveux) : Hey! Je suis Chris, je suis le guitariste du groupe.

Elliot : Et je suis Elliot, je joue de la basse!

Jaël: Super, merci! Et qui est la cinquième personne qui se cache derrière son portable ?

(Rires) 

Matthew : Ah lui, c’est Matt! C’est notre photographe et pote, il nous suit partout pour nous prendre en photos, très cool.

Matt: Hey, enchanté.

Jaël: Enchantée également! Avoir un photographe pour le groupe, c’est cool. Alors les gars, en parlant d’Art avec un grand A, je suis sûre que vous écoutez pas mal de groupes pour vous mettre en condition avant une chanson. Quelles sont vos inspirations principales avant la conception d’un titre ?

Matthew : A vrai dire, on écoute pas mal de musique c’est vrai! Disons … Iggy Pop, en premier, c’est sûr.

Jaël : Avez-vous vu Gimme Danger (documentaire sur l’arrivée des Stooges, leur déboires mais aussi leur succès planétaire) ?

Elliot : Pas encore non, mais on aimerait bien !

Matthew : Oui, il a l’air top. Et son dernier album Post-Pop Depression, on adore. D’ailleurs en parlant de ciné, j’ai récemment vu un documentaire hyper intéressant, ça s’appelle ‘Inside Out (The Velvet Revolver)‘. Un très bon panorama sur l’ascension du groupe, c’est également inspirant de regarder, de s’informer autrement.

Joe :  Et pour d’autres sources d’inspirations … les Queens of The Stone Age, bien sûr. Et les Kings of Leon ainsi que Jane’s Addiction, on aime.

Jaël : Des inspirations qui vous aident à écrire par la suite? J’aimerais en apprendre davantage sur votre processus de création. Etes-vous de ceux qui écrivent comme cela leur chante, de manière spontanée?

Matthew : Non, je ne crois pas. Notre process de création est assez particulier, pour être honnête!

Jaël : Oui, j’ai lu que vous aviez pris trois ans pour écrire votre single Black Magic! C’est juste dingue.

Chris : Oui trois longues années, c’est exact !

Jaël : J’aimerais m’attarder deux minutes sur cette chanson et son secret de fabrication, car j’adore ce single et ça m’intrigue.

Matthew : En fait, comme je le disais, on aime vraiment s’asseoir et réfléchir aux paroles avant toute chose. On écrit en premier lieu et on essaye d’associer ces dernières avec des bribes de musique que l’on aura enregistrées en amont. Pour nous, un morceau est comme un bout de puzzle. Oui, on aurait très bien pu se dire: ‘Bon, là c’est cool comme ça’ et basta. Non, on a pris le temps d’écrire Black Magic, de revenir dessus …

Jaël : Donc, si je comprends bien, une version d’un morceau ne sera jamais finale pour vous ?

Chris : Oui, on peut très bien se dire ‘Génial, cette version est nickel’ et quelques mois plus tard, revenir dessus parce que quelque chose ne nous plaisait pas.

Matthew : Exactement. C’est ce qui nous est arrivé pour l’outro, par exemple. Nous avons un whiteboard (ou tableau blanc) à la maison, où nous écrivons toutes nos nouvelles idées, nos envies. Et à chaque fois que nous créons, nous venons piocher dans ce fameux tableau. C’est comme ça qu’on stimule notre créativité, qu’on s’encourage à aller plus loin. C’est un process sans fin (« It’s a never-ending process ») qui nous permet d’avoir un spectre assez large (« heavy spectrum« ).

Callum, leur manager ouvre alors la porte de la pièce à l’allure rock ‘n’ roll. Le concert débute dans peu de temps. L’interview est presque terminée.

Matthew : Déjà ?! Tu restes pour le show, j’espère! Et on reste demain à Paris, n’hésite pas à nous indiquer les bonnes adresses et lieux à visiter!

Deux dernières questions sont alors posées.

Jaël : ‘The Boys Are Back In Town‘! Vous êtes originaire de Reading et vous vous apprêtez à jouer au festival qui porte le même nom pour la deuxième fois! Vous aviez été la révélation de l’édition précédente, que ressentez-vous quand vous jouez là-bas ?

Elliot : On se sent put**n de bien!

Matthew : C’est un honneur d’y jouer à chaque fois. L’année dernière, c’était énorme. On en profitera pour inviter tous nos potes une nouvelle fois, qui pourront nous encourager pendant le concert. C’est un sentiment unique qu’on adore vivre, encore et encore ! D’ailleurs, on y jouera pour la fin de notre tournée, cela sera un excellent moyen de voir si le public nous attend, et on pense que oui.

Jaël : Tu m’étonnes! Je ne vous souhaite que de réussir, vous le méritez. Vous avez déjà sorti un EPDon’t You Wanna‘ en 2015, avec le single ‘Junk Food Forever‘. Pouvez-vous me donner des détails sur votre prochain et premier album? Y aura-t’il des morceaux inédits ou les singles déjà sortis comme Black Magic, In My Mind ou Little Something ?

Matthew et Chris : Les deux, en fait !

Matthew : Oui, les deux. Ces singles mentionnés, ainsi que quelques surprises! L’album est prévu pour le printemps/été de cette année, on a hâte.

Petite note concernant cette interview: Je travaille pour le label de musique qui gère The Amazons, Caroline International. Mon avis futur sur l’album sera 100% objectif.